Régulièrement traversée par des trains de déchets nucléaires, la commune de Drancy se trouve, comme d’autres, à la fois concernée par un site Seveso et par ce risque nucléaire très difficile à contrôler et dont les seules mesures consistent au confinement de la population. C’est d’ailleurs ce qui a été fait ce lundi 23 décembre après midi au son des sirènes qui ont retenti dans toute la ville peu après l’entrée aux abords de la ville du train appartenant à AREVA.
Les autorités n’évoquent qu’une « inclinaison » et non un déraillement du wagon le plus dangereux du convoi et assurent qu’il n’y a eu aucune contamination.
Le taux de radioactivité mesuré lors du passage de tels trains comme l’a montré Greenpeace à maintes reprises, dépasse les doses autorisées. Ces inquiétudes sont relayées par les syndicats de cheminots, car le plus grand danger est encouru par les agents dans les gares et sur les voies, dans la proximité immédiate des convois. Rappelons enfin que sur les voies qui longent cette gare de fret, circule le RER B qui transporte quotidiennement plusieurs centaines de milliers de passagers. Lorsque l’on sait que les incidents voire les accidents mortels se multiplient sur les rails français suite aux décisions irresponsables de démantèlement du réseau ferré , d’économies sur l’entretien des voies et de suppression de personnel, et qu’un incident ferroviaire a eu lieu au même endroit il y a quelques jours , comment peut-on faire circuler des trains de déchets hautement dangereux au cœur d’agglomérations densément peuplées et déjà concernées par des risques majeurs. .
Face au danger que représentent les transports de déchets, il faut stopper ces traversées et traiter les déchets là où ils sont produits, en renonçant à la folie de l’enfouissement qui ne donne aucune garantie pour l’avenir et présente des risques sanitaires énormes. Mais plus loin encore, l’énergie nucléaire n’est pas et ne sera jamais une énergie propre et sûre. C’est pourquoi il faut en planifier dès maintenant la sortie rapide. La démocratie, le droit à l’information et le droit à la protection minimale de la vie et de la santé des habitant-es et des personnes qui travaillent autour de ces convois ne peuvent être plus longtemps bafouées.